À l’inverse du verre miroir, l’image-lumière projetée n’est pas renvoyée dans l’espace, mais elle est plutôt absorbée par le matériau. Par le tissu translucide, l’image lumineuse apparaît d’une manière évanescente en une corporéité.

Au lieu d’amplifier les espaces virtuels en pleine réalité, tel qu’avec le verre, la soie fait part de l’environnement de l’œuvre et me permet de «modeler» l’image lumineuse de mes mains. La soie peut être suspendue ou encore être disposée pour y créer une topographie.

Dans le rôle d’écran, le support du verre tend à laisser l’image-lumière s’extérioriser de la virtualité et à se maintenir dans la réalité, alors qu’avec le support du tissu, l’image projetée se tend comme une manifestation physique de l’imaginaire.