Durant une partie de mon baccalauréat, je pratiquais la photographie comme médium de prédilection dans la production de mes projets. Alors que je cherchais encore à définir ma démarche, à clarifier ce qui me poussait à créer et à identifier mon sujet de création, mon mode opératoire variait dans la forme, mais était toujours le même.

Je travaillais à partir des images tirées de la réalité pour créer un « visuel » pour insuffler une expérience esthétique chez le regardeur sans pour autant dire que le vivre de l’œuvre relevait de la fiction. C’est un peu ambigu, mais je dirais un peu comme avec le miroir, l’image qui se présente est la réalité, mais elle reste utopique dans son espace virtuel au-delà de sa surface; la perception de la réalité est reprise et alimente l’imagination chez celui qui porte le regard.